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Corsaire rouge (Le)

SIODMAK Robert Grande-Bretagne 1951-52 Genre : Aventures Ecriture cinématographique : fiction Ecole et cinéma 2004-2005
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A la fin du XVIII° siècle, un capitaine de pirates, Vallo,
s’empare d’un navire espagnol qui ne transporte pas
d’or mais des armes. Le Capitaine décide de vendre
ces armes aux insurgés de l’Ile de Cobra dont le meneur
se nomme El Libre. L’émissaire du roi d’Espagne,
le baron Gruda, capturé par les pirates, offre une forte
somme au capitaine Vallo si celui-ci lui livre El Libre.
Vallo, accompagné de son ami Ojo le muet, débarque
à Cobra où il apprend qu’ El Libre a déjà été fait prisonnier.
Mais le second de Vallo, Bellows, comprend que
le capitaine, tombé amoureux de la fille du
révolutionnaire, va épouser leur cause en leur offrant
les armes. Il décide alors de livrer lui même El Libre
et sa fille aux Espagnols. Vallo parviendra à délivrer
son équipage et à libérer la fille d’El Libre en attaquant
la garnison espagnole et en récupérant son navire
par un nouvel et spectaculaire abordage.
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Pistes de travail
Le Corsaire rouge s’inscrit dans la tradition des films qu’Hollywwood consacre aux corsaires, pirates et autres flibustiers depuis les premières adaptations de L’Ile aux trésor à l’époque du cinéma muet. On peut comparer le film de Siodmak au célèbre Pirate noir interprété par Douglas Fairbanks en 1926 (réalisation Alan Parker), l’un des premiers films en technicolor bichrome. Mais on peut également le mettre en rapport avec des films de genre qui lui sont contemporains comme Barbe Noire (1952) de Raoul Walsh ou La Flibustière des Antilles (1951) de Maurice Tourneur.
· Un travail original peut être développé à partir d’une comparaison détaillée avec la comédie musicale de Vincente Minnelli, Le Pirate, avec le danseur Gene Kelly et Judy Garland. Le film de Robert Siodmak et celui de Minnelli présentent de nombreuses situations très voisines.
· C’est aussi un film burlesque et parodique qui joue avec les conventions du genre en intégrant de nombreux gags issus du dessin animé et des comiques de slapstick (coups de baton)
· C’est une parabole politique sur l’histoire du colonialisme et les révoltes des escalves et paysans pauvres des Antilles contre l’oppression espagnole. Ce sera plus tard la démarche d’un film politique italien de Gilles Pontecorvo, Queimada, avec Marlon Brando, sorte de version anti impérialiste militante du Corsaire rouge.
· C’est un film de star, l’acteur Burt Lancaster, qui impose ses choix au metteur en scène pour un film qu’il produit lui-même. Ce conflit fondé sur un remaniement du scénario à l’époque de la "chasse aux sorcières" à Hollywood, permet de s’interroger sur les contraintes de production et le satut de l’auteur dans le cinéma classique Hollywoodien. Le Corsaire rouge est-il un film de Robert Siodmak, de Burt Lancaster producteur-acteur, ou un film de studio distribué par la Warner Bros ?
Outils
· Bibliographie
Sur le film d'aventures :
Le cinéma d'aventures, les grands classiques américains de Robin des bois à l'Homme qui voulait être roi, Patrick Brion, Ed. La Martinière, 1995.
Sur Robert Siodmak :
Robert Siodmak, le maître du film noir, Hervé Dumont, Ed. l'Age d'homme, 1981.
Sur la piraterie :
Sous le pavillon noir, pirates et flibustiers, Découvertes Gallimard, 1988.
Sur le maccarthysme :
Les communistes de Hollywood, autre chose que des martyrs, Thom Andersen et Noël Burch, coll. L'Oeil vivant, Presses de la Sorbonne nouvelle, 1994.