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CINEMA RURAL ITINERANT
Lycée Agricole
Rue Théophile Gautier
BP 4067—18028 BOURGES cedex
Tél : 02 48 70 93 31
Fax : 02 48 70 74 25
E-mail : cinema.rural.itinerant.cher
@laposte.net
Vendredi 17 février 2006

RIANS, le jeudi 2 mars à 9h15 et 14h15

VIGNOUX SOUS LES AIX, le vendredi 3 mars à 20h30

BELLEVILLE/LOIRE, le lundi 6 mars à 18h30

SAINTE SOLANGE, le jeudi 9 mars à 18h

MENETOU SALON, le lundi 13 mars à 9h30

NEUILLY EN SANCERRE, le mardi 14 mars à 14h30

SAINT ELOY DE GY, le mercredi 15 mars à 15h

OUROUER LES BOURDELINS, le vendredi 17 mars à 18h

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Vendredi 17 février 2006

RIANS, le mercredi 15 mars à 19h30

CHAVANNES, le jeudi 16 mars à 20h30

OUROUER LES BOURDELINS, le vendredi 17 mars à 20h30

LURY SUR ARNON, le samedi 18 mars à 20h30

SAINT GEORGES SUR MOULON, le dimanche 19 mars à 17h

BELLEVILLE/LOIRE, le lundi 20 mars à 20h30

HENRICHEMONT, le mardi 21 mars à 20h30

MENETOU SALON, le mercredi 22 mars à 19h30

SAINTE SOLANGE, le jeudi 23 mars à 20h30

PIGNY, le vendredi 24 mars à 20h30

VESDUN, le samedi 25 mars à 20h30

SEVRY, le dimanche 26 mars à 17h

GRON, le lundi 27 mars à 20h30

ALLOGNY, le mardi 28 mars à 20h30

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Vendredi 17 février 2006

RIANS, mercredi 5 avril à 19h30

NEUILLY EN SANCERRE, le jeudi 6 avril à 20h30

VIGNOUX SOUS LES AIX, le vendredi 7 avril à 20h30

LURY SUR ARNON, le samedi 8 avril à 20h30

BELLEVILLE/LOIRE, le mardi 11avril à 20h30

SAINTE SOLANGE, le jeudi 13 avril à 20h30

PIGNY, le vendredi 14 avril à 20h30

SAINT GEORGES SUR MOULON, le dimanche 16 avril à 17h

SAINT PALAIS, le mardi 18 avril à 20h

CHAVANNES, le jeudi 20 avril à 20h30

OUROUER LES BOURDELINS, le vendredi 21 avril à 20h30

HENRICHEMONT, le mardi 25 avril à 20h30

MENETOU SALON, le mercredi 26 avril à 19h30

GRON, le vendredi 28 avril à 20h30

VESDUN, le samedi 29 avril à 20h30

SEVRY, le dimanche 30 avril à 17h

ALLOGNY, le mardi 2 mai à 20h30

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Lundi 13 février 2006

Corsaire rouge (Le)

SIODMAK Robert
Grande-Bretagne 1951-52
Genre : Aventures
Ecriture cinématographique : fiction
Ecole et cinéma 2004-2005

 
Synopsis
 
 
A la fin du XVIII° siècle, un capitaine de pirates, Vallo,
s’empare d’un navire espagnol qui ne transporte pas
d’or mais des armes. Le Capitaine décide de vendre
ces armes aux insurgés de l’Ile de Cobra dont le meneur
se nomme El Libre. L’émissaire du roi d’Espagne,
le baron Gruda, capturé par les pirates, offre une forte
somme au capitaine Vallo si celui-ci lui livre El Libre.
Vallo, accompagné de son ami Ojo le muet, débarque
à Cobra où il apprend qu’ El Libre a déjà été fait prisonnier.
Mais le second de Vallo, Bellows, comprend que
le capitaine, tombé amoureux de la fille du
révolutionnaire, va épouser leur cause en leur offrant
les armes. Il décide alors de livrer lui même El Libre
et sa fille aux Espagnols. Vallo parviendra à délivrer
son équipage et à libérer la fille d’El Libre en attaquant
la garnison espagnole et en récupérant son navire
par un nouvel et spectaculaire abordage.


Pistes de travail
Le Corsaire rouge s’inscrit dans la tradition des films qu’Hollywwood consacre aux corsaires, pirates et autres flibustiers depuis les premières adaptations de L’Ile aux trésor à l’époque du cinéma muet. On peut comparer le film de Siodmak au célèbre Pirate noir interprété par Douglas Fairbanks en 1926 (réalisation Alan Parker), l’un des premiers films en technicolor bichrome. Mais on peut également le mettre en rapport avec des films de genre qui lui sont contemporains comme Barbe Noire (1952) de Raoul Walsh ou La Flibustière des Antilles (1951) de Maurice Tourneur.
· Un travail original peut être développé à partir d’une comparaison détaillée avec la comédie musicale de Vincente Minnelli, Le Pirate, avec le danseur Gene Kelly et Judy Garland. Le film de Robert Siodmak et celui de Minnelli présentent de nombreuses situations très voisines.
· C’est aussi un film burlesque et parodique qui joue avec les conventions du genre en intégrant de nombreux gags issus du dessin animé et des comiques de slapstick (coups de baton)
· C’est une parabole politique sur l’histoire du colonialisme et les révoltes des escalves et paysans pauvres des Antilles contre l’oppression espagnole. Ce sera plus tard la démarche d’un film politique italien de Gilles Pontecorvo, Queimada, avec Marlon Brando, sorte de version anti impérialiste militante du Corsaire rouge.
· C’est un film de star, l’acteur Burt Lancaster, qui impose ses choix au metteur en scène pour un film qu’il produit lui-même. Ce conflit fondé sur un remaniement du scénario à l’époque de la "chasse aux sorcières" à Hollywood, permet de s’interroger sur les contraintes de production et le satut de l’auteur dans le cinéma classique Hollywoodien. Le Corsaire rouge est-il un film de Robert Siodmak, de Burt Lancaster producteur-acteur, ou un film de studio distribué par la Warner Bros ?


Outils
· Bibliographie

Sur le film d'aventures :

Le cinéma d'aventures, les grands classiques américains de Robin des bois à l'Homme qui voulait être roi, Patrick Brion, Ed. La Martinière, 1995.

Sur Robert Siodmak :

Robert Siodmak, le maître du film noir, Hervé Dumont, Ed. l'Age d'homme, 1981.

Sur la piraterie :

Sous le pavillon noir, pirates et flibustiers, Découvertes Gallimard, 1988.

Sur le maccarthysme :

Les communistes de Hollywood, autre chose que des martyrs, Thom Andersen et Noël Burch, coll. L'Oeil vivant, Presses de la Sorbonne nouvelle, 1994.
 
 
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Lundi 13 février 2006
Jeune et innocent

HITCHCOCK Alfred
Grande Bretagne. 1937
Genre : Policier
Ecriture cinématographique : fiction
Ecole et cinéma 2004-2005

Synopsis
 
 Une femme est assassinée. Le jeune Robert Tisdall
soupçonné est arrêté.Lors de son procès il s’échappe
et décide de retrouver lui-même la preuve de son
innocence : son imperméable volé. Erica, la fille du
commissaire va l’aider, d’abord involontairement
puis de plein gré. Après maintes péripéties les jeunes
gens trouvent un allié en la personne d’un clochard
qui décrit le supposé meurtrier comme atteint d’un tic
qui le fait cligner des yeux. Au final nos héros
identifient ainsi le coupable, batteur d’un orchestre
de jazz, parmi les musiciens grimés en " nègres ".


Titre original : Young and innocent (Aux Etats-Unis : A Girl was Young)
Réalisateur : Alfred Hitchcock
Scénario : Charles Bennett et Alma Reville d’après le roman de josephin Tey A Shilling for candles
Image : Bernard Knowles
Décors: Alfred Junge
Montage: Charles Frend
Musique : Louis Levy
Produit par : Edward Black pour Gainsborough Gaumont British
Distribution en France: AFMD
Interprétation :
Robert Tisdall/ Derrick de Marney
Erica/ Nova Pilbeam
Le colonel Burgoyne/ Percy Marmont
Le vieux Will/ Edward Rigby
La tante/ Mary Clare
L’oncle Basil /Basil Radford
Kent/ John Longden
Guy/ George Curzon
Christine Clay/ Pamela Carme
Miller/ George Meritt
80 mn, Noir et Blanc
 
Rôles
D’entrée de jeu le ton de comédie est donné en inversant les rôles conventionnels : le jeune homme s’évanouit, la jeune fille le réanime d’une technique " musclée " qui s’applique " aux boxeurs " mis KO, dit-elle. Erica apparaît dès lors comme le vrai héros du film : sang froid, autorité, efficacité et " moteur " de l’action grâce à son tacot qu’elle démarre à la manivelle de la poigne indépendante d’une jeune fille moderne. Au fil des séquences apparaît une galerie de portraits secondaires, humoristiques et satiriques, de représentants des institutions policière, judiciaire, matrimoniale, et familiale. L’avocat inepte, le juge qui condamne à " 6 mois de bonne conduite " un mari violent, la tante inquisitoriale amateur de nains de jardin, les deux policiers froussards confrontés au petit chien d’Erica qui peut en remontrer à tous ces humains. Mais le ton reste bon enfant ; même l’assassin inspire plutôt la compassion.


Mise en scène
Comme maintes exégèses l’ont souligné, beaucoup de films d’Hitchcock prennent pour sujet le thème du " faux coupable " (cf ce titre français donné à The Wrong Man, 1957). Jeune et Innocent s’inscrit pleinement dans cette récurrence thématique de l’œuvre, avec toutefois une singularité révélée par son titre. Il s’agit moins ici du cas particulier d’un innocent traité en coupable que de l’apologie d’une qualité intrinsèque à l’âge.

Ainsi ce que ce film met en scène de bout en bout, c’est l’innocence comme apanage de la jeunesse. Attitude face à la vie telle que les deux jeunes héros nous la révèle ici : celle du triomphe de la sensibilité et du sentiment, mais aussi d’une légèreté et d’une fantaisie insouciantes et d’une détermination à aller jusqu’au bout que rien ne peut entraver. Un film aussi jeune que son titre par son esprit, par sa forme de course en avant déjouant tous les obstacles et toutes les conventions. Un film qui nous inspire le même regard que celui de l’oncle Basil d’Erica dans la longue et fort drôlatique scène du goûter d’anniversaire de la petite cousine. (scène définie par Hitchcock comme " l’essence même du film " alors qu’à sa sortie aux Etats-Unis, les distributeurs supprimèrent cette séquence jugée " gratuite "). C’est le regard d’un spectateur attendri, muet et complice, qui, contre les pièges indiscrets que tend aux deux jeunes héros la tante volubile et pesante, se fait leur allié et les rend ainsi à la poursuite de leur libre et romanesque aventure.
France Demarcy

Autres points de vue

Comme souvent chez Hitchcock, le film se construit sur un double scénario :le scénario de surface, anecdotique, qui est le scénario policier, ici celui du faux coupable, et le scénario de fond, qui commence à hanter Hitchcock, celui de la naissance de l’amour et de la séparation d’avec la loi parentale, nécessaire et angoissante. Le génie d’Hitchcock, tient à sa façon inimitable d’articuler les deux. La musique du générique, qui passe sans transition d’une musique de type " dramatique " à une musique sentimentale, annonce à la façon d’une ouverture d’opéra les deux " couleurs " qui vont être celles du film et qui correspondent à ces deux scénarios.
Le scénario de surface emprunte ici le grand schéma hitchcockien du " faux coupable ", qui aura une très grande postérité dans son œuvre. […] Le scénario de fond (véritable sujet du film) est celui de la naissance de l’amour entre une jeune fille et un garçon inconnu à la (provisoire) mauvaise réputation.
Alain Bergala, Cahier de notes sur…Jeune et Innocent , école et cinéma, les enfants du deuxième siècle


Pistes de travail
Bien qu’il s’agisse d’une comédie, l’étude séquentielle du film offre quelques scènes purement dramatiques ou poétiques. Ainsi la première séquence oriente faussement le spectateur vers le sombre drame (thème, éclairages et décors). Puis viendra la chute de la voiture des fugitifs dans la mine dont le découpage intensifie le suspens (littéral puisque Erica y figure suspendue dans le vide entre la vie et la mort). Enfin deux moments de la longue scène du dénouement : son ouverture avec le célèbre long travelling aérien qui finit par débusquer en un gros plan d’insert la face noircie puis les yeux clignotants du coupable ; et son " climax " sur le crescendo de la déstabilisation psychologique (et arythmique) du personnage. Reste la beauté poétique du tête à tête des jeunes gens dans le vieux moulin, du sommeil d’enfant d’Erica au milieu des voies ferrées, de l’apparition romantique de Robert par la fenêtre de sa chambre.
 
Autour du film
Jeune et Innocent se situe à la fin de la " carrière anglaise " du Maître, redécouverte tardivement. Réalisé entre Les 39 Marches et Une femme disparaît le film fait partie des comédies hitchcockiennes dans lesquelles l’atmosphère sentimentale et la veine humoristique et fantaisiste l’emportent sur le suspens criminel.

Mais dès les années 50 les jeunes critiques français (et futurs cinéastes de la nouvelle vague) qui admirent le cinéaste voient dans ce film " une manière de film américain d’Hitchcock " (cf : Hitchcock, de Chabrol et Rohmer, 1957) et le placent dans le " peloton de tête " des films de la période anglaise. Après l’échec de Secret Agent (1936) et la sombre cruauté de Sabotage (1937), le charme, la fraîcheur de ton de Jeune et innocent lui valurent un très grand succès mérité. Hitchcock y déploie déjà son art du studio (sens et science du décors et des éclairages) et la virtuosité technique (prises de vue, montage) qui ont fait sa réputation et décidèrent David O.Selznick à l’attirer à Hollywood.
 
Outils
· Bibliographie

Hitchcock/Truffaut, Ed. Ramsay, 1985.
La vraie vie d'Alfred Hitchcock, Donald Spoto, Ramsay Poche Cinéma n° 116, 1994.
Hitchcock, Eric Rohmer, Claude Chabrol, coll. Les Introuvables, Editions d'aujourd'hui, 1976.
Hitchcock, Jean Douchet, L'Herne, 1985.
· Vidéographie

La mort aux trousses
Distribution ADAV n° 1 116 (VF)

Les 39 marches
Distribution ADAV n° 5 496 (VF) et n° 2 543 (VO)

Vertigo
Distribution ADAV n° 247 (VF) et n° 3 383 (VO)
 
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Mercredi 25 janvier 2006
Le Cinéma Rural Itinérant du Cher vous informe qu’il est possible d’organiser des
séances scolaires du film « Kirikou et les bêtes sauvages » durant le mois de
mars.
Ce film est très adapté pour les plus petits (conseillé à partir de 2/3 ans) et offre donc
une possibilité pour les classes de maternelle.
Afin d’organiser au mieux les projections, nous vous demandons de prendre contact
avec nous au plus vite.
 
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